Nouveautés
04 Mars 2010
Le management à 360°, outil d’évaluation ou d’évolution ?
Pas facile de se faire évaluer, surtout quand cela vient de sa propre équipe. De plus en plus d’entreprises font appel à ce que l’on appelle " l’évaluation à 360° ". Pourtant, cette évaluation peut être un formidable outil de perfectionnement, à condition de bien préparer sa mise en œuvre.
Par Gerald Espardellier, Associé du cabinet de conseil en management Enora Consulting.
Pour quoi ? Et pour qui ?
Le management 360° c’est " l’évaluation de chacun des cadres de l’entreprise par l’ensemble des collaborateurs ". Cela correspond à une tendance de fond, où l’on interpelle, de plus en plus, les dirigeants sur leurs responsabilités pour se recentrer sur la priorité de l’entreprise, son énergie première, ses collaborateurs.
Cela relève de la Responsabilité Sociale d’ Entreprise, et implique aussi de forts enjeux en matière de ressources humaines et de gestion des compétences. Le management 360°, dans le contexte économique bouleversé actuel, peut être une opportunité pour se recentrer sur des problématiques fondamentales.
Notamment, celle de la sauvegarde du capital compétences de l’entreprise et de l’employabilité. Aujourd’hui, les enjeux de transparence, de responsabilité et d’employabilité sont tels qu’on ne peut plus les ignorer. Un management participatif contribue à traduire la parole, les décisions stratégiques par des actes.
Mais pour cela, tout le monde doit jouer le jeu. Les managers auxquels se destine cet outil d’évaluation doivent se préparer à accepter les critiques de leurs collaborateurs, et surtout mettre en place des synergies pour faire de cet outil d’évaluation un outil d’évolution.
Un petit tour et puis revient
Comme tout outil d’évaluation, il faut se donner le temps de bâtir sa réflexion sur les tenants, les aboutissants, et les effets escomptés. En moyenne, il est recommandé de consacrer au moins deux mois.
Une fois les critères d’évaluation définis, il faut bâtir un questionnaire avec une proportion de 80% de questions fermées (questions à choix multiple) et 20% de questions ouvertes (réponses libres). Le nombre de questions pouvant aller d’une vingtaine à une centaine.
La finalité est de mettre en place un plan d’action en corrélation avec les objectifs et les résultats obtenus. Ces objectifs et ces résultats comptent tout autant que la communication qui est faite autour.
Communiquer sur l’évolution du plan d’action contribue à construire, mettre en place un cercle vertueux d’amélioration continue et fournit un outil de mesure qualitatif pour réaliser un monitoring régulier de l’activité.
Et en définitive, indépendamment du plan d’actions établi, responsabiliser les collaborateurs vis-à-vis de leur management est un bon moyen de les impliquer plus fortement dans la gestion courante de leur entreprise.■ M.Z.

-
La génération Y redessine l’art du management
-
Comment utiliser les réseaux sociaux à des fins professionnelles ?
-
La gestion des compétences, un enjeu majeur pour combattre le stress au travail ?
-
Le management de la qualité,
source de performance et d’efficience

-
Comment bien utiliser son DIF?
-
L'informatique a la tête dans les nuages
-
Une nuit pour songer à son orientation
-
Le Tour de France de la formation professionnelle de l’OPCA FAFIEC





