formation informatique
25 Nov 2009
Quand l'informatique se dématérialise
Le marché s’oriente de plus en plus vers les solutions dites de virtualisation, tant sur le stockage, la sauvegarde que les systèmes. Ce procédé en plein essor depuis 5, 6 ans fait la part belle aux entreprises en quête permanente de rationalisation de leurs ressources et de réduction des coûts.
Du tout en un ?
La virtualisation consiste à créer plusieurs environnements, serveurs dits virtuels sur un environnement physique. Pour faire simple, avec moins de serveurs on fait plus de choses. Aujourd’hui avec une machine virtuelle, on est capable d’atteindre 99,99% des besoins en capacité d’une machine classique.
Ajoutée à cela une certaine continuité de service. D’un côté on a des serveurs virtuels qui, étant interchangeables et indépendants, peuvent rester fonctionnels ou prendre le relais en cas de panne. Et de l’autre, un investissement et un coût d’entretien inférieur. Logique. Moins de serveurs = une consommation d’énergie et de temps réduite.
Plus rapide ? Plus sur ? Plus rentable ?
"Dans un environnement virtualisé, tout va plus vite", indique Philippe Thépault, conseiller formation à l’antenne Informatique de l’OPCA FAFIEC. Aujourd’hui "il ne faut que quelques minutes et une seule personne pour déployer un nouveau serveur et lui affecter des ressources de stockage ou un lien de réseau".
"Concernant la sécurité, la grande force de la machine virtuelle est que sa manipulation est faite de manière logicielle.Ce sont des procédures qui s’exécutent. L’opérateur n’a pas le loisir de dévier par rapport à ce qui a été décidé. Donc on a un bien meilleur niveau de sécurité sur une plate-forme virtuelle que sur une machine physique où c’était manuel, déclaratif, et pas toujours respecté » ajoute Sylvain Siou, Directeur technique Sud/Europe au sein de VM Ware, leader mondial des solutions de virtualisation.
Plus rapide d’exécution. Plus sécurisé. La virtualisation ne reste pas moins un procédé rentable. Le retour sur investissement se situant sur une échelle de 6 à 12 mois, contre quelques années avec un serveur classique.
Vers du 100% virtuel ?
"Je pense que le monde peut-être 100% virtuel. Aujourd’hui, il n’y a aucune raison à ne pas tout virtualiser !" estime Sylvain Siou. "Il n’empêche qu’avec les clients c’est comme un escalier, il y a des phases de maturité à passer. Tant qu’on n’a pas passé la première marche on ne voit pas le gain en coût total de possession. Tout le travail de VM Ware est donc de former, de communiquer et de montrer à tout ceux qui sont intéressés et interrogés sur le sujet que l’on peut passer au tout virtuel".
"Ce qu’il faut comprendre c’est que tous les principes de base - réseau stockage, …- restent les mêmes ! La valeur ajoutée en terme de coût, de développement et d’évolutions va permettre aux DSI d’être à la fois plus réactives et plus performantes" conclut Sylvain Siou.
Quel avenir pour l’informatique ?
Réduction des coûts, satisfaction de nouveaux besoins métiers, gestion simplifiée du parc informatique, la virtualisation semble se présenter comme l’avenir de l’informatique.
"Elle relève davantage de l’optimisation des ressources informatiques" précise Philippe Thépaut. "L’avenir de l’informatique ?
Non. Je préfère parler d’évolution technologique incontournable. Aujourd’hui le marché est mûr, le besoin est mesuré, la technologie mise au point par VM Ware et les compétences nécessaires à la virtualisation sont au point.
Les avantages que présentent ce processus lui accorde un potentiel de développement considérable au sein des entreprises".
Nul doute que la virtualisation est un procédé rentable et incontournable pour les entreprises et les leaders du marché. Mais avec l’émergence du Cloud Computing*, étape ultime de la virtualisation, certains experts prédisent déjà l’obsolescence des DSI. A repousser les limites de la virtualisation, certains métiers risquent pas de finir à la corbeille. Verdict dans quelques années. ■ M.Z.
* Le Cloud Computing désigne le fait que le programme et les données sont hébergés et s’exécutent sur l’Internet. Leurs principales caractéristiques sont que ces logiciels et ces données se situent sur des serveurs centraux plutôt que le poste de travail utilisateur.
© iStockphoto

-
La génération Y redessine l’art du management
-
La gestion des compétences, un enjeu majeur pour combattre le stress au travail ?
-
Egalités professionnelle hommes-femmes, le rapport qui relance le débat
-
"L'imaginaire au service de l'innovation" - Interview d'Eric Seulliet, directeur
d'e-Mergences

-
La génération Y redessine l’art du management
-
Porteur d’Image passe le (handi)cap du web 3.0
-
Comment utiliser les réseaux sociaux à des fins professionnelles ?
-
Les éditeurs de logiciels adoptent un nouveau langage : le marketing
-
Être votre propre patron, ça vous tente?





